Dans le cadre de son Programme d’appui aux infrastructures existantes et nouvelles (INFRA), la Banque mondiale a décidé d’accorder le 23 avril dernier, 45 milliards de dollars aux pays en développement pour soutenir l’investissement dans leurs infrastructures. Les prêts pourront ainsi concerner le secteur de l’eau, de la gestion de la ressource à sa distribution et son assainissement.

L’INFRA est destiné à aider les pouvoirs publics à pallier les retombées de la crise financière mondiale sur leurs services d’infrastructure et leurs programmes d’investissement. Cette initiative qui porte sur les trois prochaines années concerne l’ensemble des pays ; cependant l’Afrique devrait majoritairement bénéficier de ces prêts, compte tenu des besoins considérables identifiés sur ce continent. La petite hydro-électricité pourrait par exemple  être particulièrement encouragée dans le cadre du « programme vert » de l’INFRA qui vise à développer les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Robert B. Zoellick, Président du Groupe de la Banque mondiale a réaffirmé l’appui financier et technique de la Banque aux pays en développement qui selon ses déclarations « sont mis à rude épreuve par la crise économique mondiale ». Or il rappelle que « des infrastructures affaiblies fragilisent les bases de la croissance économique à long terme ». Ces investissements sont donc à son sens, « une chance d’éviter les erreurs du passé et de mobiliser davantage de ressources pour aider les pays à identifier les investissements critiques ».

 « En Europe [...] quand la reprise sera là, tout rentrera dans l’ordre. En Afrique, le simple recul de la croissance de 2% à 3% a des conséquences graves », affirme également l’économiste en chef pour l’Afrique de la Banque mondiale, Shantayanan Devarajan, citant notamment une nutrition dégradée, une eau potable plus rare et des services de santé moins présents. Ses prévisions sont très pessimistes, puisqu’il considère que la récession économique pourrait contribuer à faire mourir au cours de leur première année 700 000 enfants africains par an.

Madame Heidemarie Wieczorek-Zeul, ministre fédéral allemand en charge de la Coopération économique et du Développement, observe que les projets d’infrastructure dans les pays en développement sont indispensables pour atteindre les Objectifs de développement pour le Millénaire. Elle affirme ainsi que les services, qu’il s’agisse d’approvisionnement en eau et d’assainissement sont déterminants dans la lutte contre la pauvreté.

Le développement de l’infrastructure améliore les conditions de vie et réduit la pauvreté dans l’ensemble du monde en développement. Une eau potable, ou encore des installations sanitaires propres ne sont possibles que grâce au renforcement des infrastructures. Il faut donc continuer à progresser sur ce front.

 

Pour aller plus loin :

Visiter le site de la Banque mondiale, institution multilatérale de développement : www.banquemondiale.org