Lors du sommet européen du 18 juin dernier, les chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union européenne ont posé les bases de la contribution financière qui sera apportée au profit des pays en développement par les Etats européens, dans le cadre d’un accord mondial sur le changement climatique lors du futur sommet de Copenhague. Ces fonds qui ont vocation à aider les nations en développement à faire face au changement climatique, permettront notamment de financer des programmes de conservation de l’eau.

Plus spécifiquement, de tels fonds contribueraient à développer des cultures résistantes à la sécheresse, ainsi que de meilleures techniques d’irrigation. Ils permettraient également de trouver de nouvelles sources d’eau alors que l’augmentation des températures fait fondre les glaciers, dont plusieurs millions de personnes dépendent dans le monde.
Sans ces fonds, il sera difficile d’obtenir l’adhésion des nations concernées à un accord mondial à Copenhague. En effet, le groupe africain au sein des Nations Unies, qui réunit 55 nations d’Afrique, a rappelé récemment que les pays riches ont le devoir de fournir des financements, ayant eux-mêmes profité pendant plus d’un siècle de l’industrialisation tout en émettant des milliards de tonnes de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Le groupe africain au sein des Nations Unies avait alors estimé à 267 milliards de dollars par an les fonds nécessaires pour faire face aux effets du dérèglement du climat sur le continent africain, soit 0,5% du PIB des nations développées

L’Union européenne a indiqué, quant à elle, qu’elle ne chiffrera pas son soutien financier pour aider les pays pauvres avant de connaître leurs besoins, ainsi que les intentions des autres pays riches comme les Etats-Unis. En plus d’un principe général selon lequel tous les pays, à l’exception bien sur des moins développés, devront participer au financement de la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement, seuls deux principes généraux encadrant cette contribution ont été clairement délimités : la capacité de l’Etat à payer, et sa responsabilité quant aux émissions de gaz à effet de serre.

Des experts en finance de l’Union Européenne ont cependant évalué les besoins des pays pauvres pour réduire leurs émissions de dioxyde de carbone d’ici à 2020 à hauteur d’environ 100 milliards d’euros chaque année, et de 20 à 50 milliards d’euros supplémentaires pour gérer l’impact qu’aura le phénomène sur le climat.

Des associations écologistes ont vivement condamné le manque de volonté politique de l’Union. Lars Lokke Rasmussen, Premier ministre du Danemark semblait néanmoins confiant. « Dans quelques mois, je suis certain que nous aurons atteint une décision finale sur touts les aspects du financement » a-t-il ainsi déclaré.

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