La Banque mondiale a publié, le 23 octobre dernier, une nouvelle étude sur la contribution des grands opérateurs privés (SUEZ ENVIRONNEMENT, Veolia, Saur, Agbar…) dans la distribution et l’assainissement de l’eau au sein des pays en développement (PED).

A l’attention des responsables politiques des gouvernements, des bailleurs de fonds et autres parties prenantes, l’objectif de cette étude est d’expliquer le rôle joué par les Partenariats Public-Privé (PPP) dans l’amélioration de la distribution et l’assainissement de l’eau au sein des populations urbaines dans les pays en développement.

Elle entend apporter des éléments objectifs au débat entre les partisans d’une privatisation et les tenants de la régie publique du service de l’eau. Pour juger de l’efficacité, quatre critères ont été pris en compte :

  • l’accès à l’eau courante, avec la disponibilité horaire et la pression assurée ;
  • la qualité du service ;
  • l’efficacité opérationnelle, en particulier dans la réduction des fuites de réseaux ;
  • les tarifs.

L’étude indique qu’« il existe des services publics bien gérés », mais que « le privé peut apporter beaucoup ».  

De plus, la Banque Mondiale estime que les contrats les plus efficaces sont ceux de longue durée, où l’opérateur a la maîtrise complète de l’exploitation.

Jean-Luc Touly, Président de l’Association pour le Contrat Mondial de l’Eau (ACME France), souligne que « Les multinationales cherchent, depuis l’été, à ouvrir le dialogue avec les contestataires de la privatisation et à mettre au point des contrats participatifs  avec, dans les pays en développement, des organisations non gouvernementales, ou, dans les pays développés, des organisations de consommateurs pour assurer le suivi et le contrôle des concessions et faire tomber les suspicions ».

 

Pour aller plus loin :

Télécharger le rapport complet de la Banque Mondiale - Public-Private Partnerships for Urban Water Utilities (en anglais seulement).