Selon le pôle Eau de l’ONU, l’eau représente un important potentiel de coopération entre les Etats et doit être intégrée de manière transversale aux négociations internationales.
Dans un entretien avec l’agence Reuters, Zafar Adeel, Président du groupe ONU-Eau qui coordonne le travail sur l’eau réalisé par 26 agences des Nations Unies souligne qu’en coopérant, les Etats partageant des cours d’eau, peuvent optimiser l’utilisation de leurs ressources hydriques. Il cite notamment les exemples de l’Inde et du Pakistan qui, bien qu’entretenant des relations diplomatiques complexes, ont réussi à s’entendre pour la gestion du fleuve Indus. De même, le Vietnam, la Thaïlande, le Laos et le Cambodge se sont entendus pour le célèbre fleuve Mékong. La question de l’eau restant extrêmement sensible pour ces Etats, s’entendre sur la gestion des cours d’eau partagés était indispensable.
Résolument optimiste, Nikhil Chandavarkar, du Département économie et affaires sociales de l’ONU et Secrétaire du pôle Eau, rappelle que le nombre de coopérations transfrontalières pour la gestion de l’eau engagées avec succès est supérieur au nombre de conflits armés liés à l’eau.
Plus qu’un sujet de débat en soi, la question de l’eau doit, selon l’ONU-Eau, être intégrée dans toutes les négociations inter Etats portant sur les enjeux de sécurité alimentaire, liés à la paix, au changement climatique, ou encore à la situation post crise financière, selon Zafar Adeel.
L’ONU-Eau estime en effet que le manque de ressource en eau sera au cœur des conséquences du changement climatique. La coopération entre les états et la prise en compte de l’eau comme le défi principal lié à ce changement sont essentielles afin d’éviter d’éventuels futurs conflits.
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