L’Office International de l’Eau (OIEau) a présenté le 1er juillet un état des lieux critique de l’eau en montagne. Ce bilan précède la 3ème édition des Etats Généraux de l’eau en montagne, qui se tiendra à Megève du 22 au 24 septembre 2010, afin de combattre les impacts du changement climatique sur les sources d’eau en montagne.
L’OIEau dresse dans ce rapport un constat alarmant. Selon Jean-François Donzier, Directeur général de l’OIEau, les conséquences les plus graves du réchauffement climatique en montagne seront visibles d’ici 2040 mais « le phénomène serait déjà sur les rails ». En un siècle, la température moyenne des Alpes a ainsi augmenté de 1,5 à 2° C, soit bien plus qu’à l’échelle planétaire (entre 0,7 et 0,8°C) ou européenne (+ 1,2°C). Au niveau mondial, les glaciers ont perdu en trente ans, 20 à 30% de leur volume, et la tendance est amenée à s’accroître avec 70% de pertes supplémentaires attendues d’ici 2080.
Les sources d’eau en montagne ont pourtant un rôle indispensable puisque les grands fleuves européens y prennent tous leur source. L’eau de montagne constitue ainsi 34% du débit annuel total du Rhin, 41% du Rhône, et 53% du fleuve italien, Pô. « Si le robinet des eaux de montagne venait à se tarir, le résultat serait catastrophique pour les régions en plaine en période de sécheresse », prévient Jean-François Donzet. « Pour faire face au changement climatique, une nouvelle gouvernance de l’eau s’impose » a-t-il ajouté.
Les conclusions du rapport de l’OIEau serviront de base aux Etats Généraux de l’eau en montagne de septembre prochain, organisés par l’OIEau et le Réseau International des Organismes de Bassin. 4 thèmes clés y seront abordés :
Il s’agira de mettre en place un dispositif coordonné au niveau européen afin d’atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2027.
Pour aller plus loin
Ajouter une réponse