Le 28 juillet dernier, l’Assemblée générale des Nations-Unies a reconnu, dans une résolution que « le droit à l’eau potable salubre et propre est un droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme ». Une avancée symbolique au cœur de la « Décennie 2005-2015 - l’eau source de vie », décrétée par l’Organisation des Nations Unies (ONU).
Cette résolution 7/22, qui a reçu 122 votes d’approbation, 41 abstentions et aucun vote contre, s’inscrit dans la droite ligne du travail entrepris par le Conseil des droits de l’Homme, organe intergouvernemental des Nations Unies depuis une dizaine d’années en charge des obligations en matière de droits de l’homme dont l’accès à l’eau et à l’assainissement.
Ce texte fondateur réaffirme ainsi la responsabilité des Etats dans « la promotion et la protection de tous les droits humains qui sont universels, indivisibles, interdépendants et intimement liés qui doivent être traités globalement, de manière juste et égale, sur un pied d’égalité et avec la même priorité ».
Au-delà de la reconnaissance du droit à l’eau, les prochains rendez-vous internationaux majeurs, à savoir la Semaine de l’eau à Stockholm, du 5 au 11 septembre, et le Sommet de New York du 20 au 22 septembre 2010 permettront de faire le point sur l’achèvement des Objectifs du Millénaire pour le Développement et les efforts qui doivent être encore accomplis. Car si certains objectifs sont en passe d’être atteints et notamment l’objectif 7, selon le Stockholm International Water Institute, l’ONU considère que 884 millions de personnes n’ont pas accès à une eau potable de qualité, et que 2,6 milliards de personnes ne disposent toujours pas d’installations sanitaires de base.
Ainsi, la mise en œuvre du droit à l’eau reconnu par l’ONU ou autrement dit, sa formulation concrète et effective en termes de politiques publiques, constitue le prochain enjeu majeur. L’Assemblée Générale de l’ONU a, en parallèle, salué la récente décision du Conseil de nommer une experte indépendante Catarina de Albuquerque, chargée de rédiger un rapport sur l’application du droit à l’eau et de formuler des recommandations. La version définitive de son travail sera présentée lors de la prochaine session à Genève du 13 septembre au 1er octobre.
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