Rio 2012 : un sommet de la Terre pour une gouvernance mondiale verte

20 ans après le Sommet de Rio de 1992, la Conférence des Nations unies sur le développement durable (CNUDD), mieux connue sous le nom de Rio +20, aura lieu en juin 2012 à Rio de Janeiro, au Brésil.

Le principal objectif de cette conférence sera d’établir une vision mondiale sur l’économie verte. Les dirigeants de gouvernements, d’entreprises et de la société civile du monde entier se rassembleront afin d’adopter des approches pour les 2 prochaines décennies et d’aborder des défis tels que la sécurité de l’eau.

Dans cette optique, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a rappelé dans une Résolution adoptée le 11 février dernier que l’eau est essentielle pour le développement durable, l’intégrité de l’environnement et l’élimination de la pauvreté et de la faim. Elle est indispensable à la santé et au bien-être des hommes et revêt une importance cruciale pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. L’ONU a d’ailleurs déclaré dans cette Résolution que l’année 2013 sera l’année de la coopération pour l’eau et l’assainissement.

Selon le rapport de l’ONU intitulé « Towards a Green Economy: Pathways to Sustainable Development and Poverty Eradication » (vers une économie verte : les chemins vers un développement durable et l’éradication de la pauvreté), les instruments politiques qui permettraient d’aboutir à une économie verte, et qui seront abordés lors du Sommet, incluent :

  • L’établissement de prix justes : l’objectif est de supprimer les subventions injustement perçues par certaines entreprises et imposer des taxes sur les activités qui endommagent l’environnement pour notamment d’encourager les choix verts des entreprises;
  • Des politiques sur les marchés publics qui promeuvent les entreprises et les marchés verts;
  • Une réforme fiscale écologique pour faire passer l’assiette fiscale des « bons » facteurs de production (comme le travail) vers les « mauvais » facteurs (comme la pollution). L’objectif est de « corriger les coûts environnementaux » tout en relançant l’emploi;
  • Un investissement public dans les infrastructures durables (transport, énergies renouvelables, etc.), qui permettrait de restaurer, maintenir et si possible améliorer les réserves de capital naturel;
  • Des politiques sociales pour réconcilier les objectifs sociaux avec les politiques économiques existantes ou proposées.

Ces instruments permettraient une approche plus cohérente et coordonnée, notamment sur toutes les questions relatives à l’eau. Le principe d’une économie verte implique une gestion durable de l’eau douce si l’on veut qu’il y en ait assez pour que chacun boive et assure son hygiène et sa santé, que les producteurs d’aliments satisfassent à la demande de populations en expansion et que les industries couvrent leurs besoins.

Selon le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires économiques et sociales, Sha Zukang, cette conférence représentera pour la communauté internationale « une opportunité historique » permettant de définir « des voies plus sûres » pour s’acheminer « vers un monde plus propre, plus écologique et plus prospère pour tous ».

 

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