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Le premier forum du Programme de surveillance de l’environnement en Afrique (AMESD) s’est tenu à Kinshasa (capitale de la République Démocratique du Congo), du 1er au 4 décembre 2009.
Ce forum réunissait plus de 150 experts venus de 33 pays africains et occidentaux différents, et avait pour objet ambitieux la mise en place d’une politique continentale de gestion de la ressource eau.
Selon le Ministre congolais de l’Environnement, José Endundo, l’AMESD « va donc mettre en place les structures mondialisées d’observation par satellite de l’évolution des bassins pluviaux, qui va aussi impulser les politiques qui permettent à l’Afrique de faire que nous ayons une véritable politique de l’eau». Il souhaite que ce congrès permette de parvenir à une gestion harmonieuse entre Etats de l’eau et de la forêt.
Grâce au financement de l’Union européenne, via le Fonds européen de développement, estimé à 21 millions d’euros, l’Union africaine devrait installer dans cinq régions du continent africain, des infrastructures satellitaires d’observation des bassins des fleuves et autres cours d’eau intérieurs.
Mis en oeuvre par l’Union africaine, le programme AMESD vise à un suivi de l’environnement continental et des impacts du changement climatique en Afrique, en renforçant l’usage des technologies d’observation par satellite.
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Selon une étude réalisée par le "Groupe des ressources en eau 2030", le manque d’eau croissant inquiète les entreprises mondiales. Le groupe est constitué :
L’étude met notamment en valeur le fait que les entreprises s’inquiètent d’éventuelles pénuries d’eau, susceptibles de représenter «un risque commercial croissant, une menace économique majeure ». Elles estiment que la question de l’eau aura des «implications sérieuses pour la stabilité des pays dans lesquels les entreprises opèrent, et pour les industries dont les chaînes de valeur sont exposées à la rareté de l’eau».
Peu optimiste, l’étude prévoit que les besoins mondiaux en eau devraient passer de 4 500 milliards de m3 actuellement à 6 900 milliards de m3 en 2030. Quant à l’agriculture, elle pourrait à elle seule représenter 4 500 milliards de m3 en 2030, soit 65% des besoins en eau mondiaux.
Les auteurs de cette étude recommandent notamment :
Globalement, le « Groupe des ressources en eau 2030 » estime qu’il faut avant tout favoriser un dialogue inter-acteurs pour une meilleure coordination et prise de conscience.
Cette étude intitulée "Charting our Water Future", s’est basée sur 4 grands Etats (Chine, Inde, Afrique du Sud et Brésil) qui devraient représenter 40% de la population mondiale, 30% du PIB mondial et 42% de la demande mondiale d’eau en 2030.
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La Banque mondiale a publié, le 23 octobre dernier, une nouvelle étude sur la contribution des grands opérateurs privés (SUEZ ENVIRONNEMENT, Veolia, Saur, Agbar…) dans la distribution et l’assainissement de l’eau au sein des pays en développement (PED).
A l’attention des responsables politiques des gouvernements, des bailleurs de fonds et autres parties prenantes, l’objectif de cette étude est d’expliquer le rôle joué par les Partenariats Public-Privé (PPP) dans l’amélioration de la distribution et l’assainissement de l’eau au sein des populations urbaines dans les pays en développement.
Elle entend apporter des éléments objectifs au débat entre les partisans d’une privatisation et les tenants de la régie publique du service de l’eau. Pour juger de l’efficacité, quatre critères ont été pris en compte :
L’étude indique qu’« il existe des services publics bien gérés », mais que « le privé peut apporter beaucoup ».
De plus, la Banque Mondiale estime que les contrats les plus efficaces sont ceux de longue durée, où l’opérateur a la maîtrise complète de l’exploitation.
Jean-Luc Touly, Président de l’Association pour le Contrat Mondial de l’Eau (ACME France), souligne que « Les multinationales cherchent, depuis l’été, à ouvrir le dialogue avec les contestataires de la privatisation et à mettre au point des contrats participatifs avec, dans les pays en développement, des organisations non gouvernementales, ou, dans les pays développés, des organisations de consommateurs pour assurer le suivi et le contrôle des concessions et faire tomber les suspicions ».
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Face à l’urgence du changement climatique, la mobilisation de tous les acteurs (individus, associations, entreprises, collectivités territoriales, États ou encore institutions internationales…) est primordiale.
Dans le cadre de la Conférence de Copenhague sur le climat, SUEZ ENVIRONNEMENT a présenté sa contribution à la mobilisation internationale face au changement climatique au travers d’un « livre blanc ».
Cette publication présente notre vision et notre compréhension de ce phénomène, nos engagements propres et les engagements que nous prenons pour nos clients. Elle dresse un état des lieux des solutions technologiques innovantes que nous maîtrisons et qui, déployées, peuvent contribuer à lutter contre le changement climatique et à faire face à ses conséquences.
L’enjeu du changement climatique est double :
Dans cette publication, Jean-Louis Chaussade réaffirme la nécessité de s’inscrire dans une démarche participative : « Pour réagir intelligemment à l’une des plus grandes crises qui ait jamais menacé l’humanité, je suis convaincu que la coordination des efforts, la concertation, l’échange et le partenariat sont la meilleure des attitudes à adopter. »
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À l’heure où tous les yeux sont braqués sur Copenhague dans l’espoir d’un grand accord international sur le climat, la France (dont la température a augmenté de presque un degré entre 1901 et 2000) se penche sur les conséquences du réchauffement climatique sur son territoire. L’objectif est de mesurer les effets et le coût du changement climatique pour les 20 ou 50 ans à venir.
Ainsi, l’ONERC (Observatoire National sur les Effets du Réchauffement Climatique) vient de remettre son troisième rapport à Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Écologie. Réalisé par quelques 200 spécialistes des administrations concernées et en collaboration avec des organismes de recherche et des acteurs privés, ce travail conduit à des résultats pour dix secteurs-clés : risques naturels, ressource en eau, biodiversité, santé, infrastructures routières, agriculture, forêt, énergie, tourisme et territoires.
Il révèle que les coûts annuels liés aux changements climatiques pourraient atteindre plusieurs milliards d’euros par an si aucune mesure d’adaptation ne venait à être prise.
L’Etat devrait en effet faire face à de nombreux défis et tous les secteurs économiques seraient touchés : la montée des eaux dans certaines régions (Languedoc-Roussillon notamment), la pénurie d’eau dans d’autres bassins, les logements et infrastructures en zone submersible, les infrastructures routières fragilisées, les saisons touristiques chamboulées, les feux de forêts ou encore les canicules à répétition…
Concernant la raréfaction des ressources en eau, si la demande en eau reste identique, le rapport estime qu’en 2050, 2 milliards de mètres cube d’eau potable par an pourraient venir à manquer (sur 32 milliards de m3). Les zones les plus touchées seront les même qu’actuellement, à commencer par le grand Sud-Ouest et l’on pourrait voir se multiplier les conflits d’usage entre agriculteurs, industriels et particuliers.
La montée du niveau de la mer engendrerait des coûts importants dans certaines régions : dans le seul Languedoc-Roussillon, des milliers de logements seraient concernés avec un coût évalué à plusieurs dizaines de milliards d’euros. De même, les dégâts causés par la sécheresse aux maisons construites sur des sols argileux pourraient faire passer le coût des réparations de 220 millions d’euros par an à 700 millions, voire 1,3 milliard d’euros, selon les scénarios les plus noirs d’ici 2100.
Pour faire face à cette situation, plusieurs pistes d’adaptation ont été identifiées et permettraient de limiter les impacts négatifs du changement climatique. La plupart des mesures d’adaptation sont toutefois largement dépendantes des caractéristiques territoriales et devront donc être examinées au cas par cas au niveau local.
Les connaissances rassemblées et les pistes d’adaptation proposées serviront au lancement, d’ici à 2011, d’un plan national d’adaptation au changement climatique, conformément à la loi d’orientation du Grenelle de l’environnement.
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Selon les conclusions préliminaires d’une étude globale de la Banque mondiale intitulée « Economics of Adaptation to Climate Change » (EACC), les coûts de l’adaptation au changement climatique dans les pays en développement coûtera, pour un réchauffement de la planète de 2° Celsius en 2050, de 75 à 100 milliards de dollars par an entre 2010 et 2050. L’étude EACC constitue l’analyse la plus approfondie de l’économie de l’adaptation au changement climatique réalisée à ce jour.
Cette étude de la Banque Mondiale a deux grands objectifs :
Un deuxième rapport, fondé sur des études de cas dans sept pays et consacré à ce second objectif, sera établi d’ici le printemps 2010.
> Une charge importante pour les pays en développement
Selon la Banque Mondiale, les dégâts liés aux changements climatiques seront supportés à hauteur « d’environ 75 à 80% » par les pays en développement, alors qu’ils ne contribuent qu’à hauteur d’un tiers au total des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Il ressort du rapport que la région Asie de l’Est et Pacifique supportera le coût le plus élevé de l’adaptation, suivie de l’Amérique latine et des Caraïbes, et de l’Afrique Subsaharienne.
> Le coût financier de l’adaptation des réseaux de distribution et de gestion de l’eau serait le point plus important
L’étude révèle que, parmi les coûts de l’adaptation au changement climatique dans les pays en développement, le coût financier de l’adaptation des réseaux de distribution et de gestion de l’eau serait le plus important. En effet, elle estime que durant les 40 prochaines années, le coût net d’adaptation pour les gestionnaires de l’eau, publics ou privés, se situerait entre 10 et 11,1 milliards de dollars par an.
Ce coût s’avère supérieur aux estimations faites en 2007 par le « United Nations Framework Convention on Climate Change » (UNFCC). La Banque Mondiale explique cette différence par le fait que l’étude EACC inclus un certain nombre de coûts qui n’avaient pas été pris en compte par le UNCFF : maintien des standards de qualité de l’eau, coûts d’exploitation,….
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Dans le cadre de la Semaine mondiale de l’eau 2009 de Stockholm, le Conseil mondial de l’eau et le Secrétariat du 5ème Forum mondial de l’eau ont organisé conjointement un side-event pour partager les principales conclusions et les consensus clés du forum.
A cette occasion, le Conseil Mondial de l’Eau a officiellement présenté ses principaux documents post forum, à savoir le « Water at a Crossroads: Dialogues et débats au 5ème Forum mondial de l’eau », le « Global Water Framework » et le rapport final.
> Le « Water at a Crossroads: Dialogues et débats au 5ème Forum mondial de l’eau »
Des changements climatiques à la crise alimentaire et énergétique, des Objectifs du Millénaire pour le Développement au droit à l’eau : la synthèse officielle du Conseil mondial de l’eau propose une analyse des sujets majeurs abordés et des décisions importantes qui ont été prises à Istanbul, concernant les solutions techniques, les considérations sociales ou encore les engagements politiques. Ce rapport, présenté sous le format magazine, permet de comprendre les défis d’aujourd’hui autour de l’eau et les différentes perspectives pour y répondre.
> Le « Global Water Framework – Istanbul 2009 »
En annexe au précédent document, il est une compilation de tous les documents officiels résultant du Forum : la déclaration des chefs d’états, la déclaration ministérielle, celles des parlementaires, des autorités locales et régionales. Il regroupe également les résultats thématiques et régionaux, la déclaration des enfants, etc… Véritable guide de référence, le « Global Water Framework » dresse un aperçu de l’effort collectif produit pendant le forum et constitue un tremplin pour développer de nouvelles initiatives.
> Le rapport final
Téléchargeable sur le site du 5ème Forum mondial de l’eau , il présente une vue d’ensemble complète de toutes les sessions et évéments du forum.
Lors de la clôture de la semaine mondiale de l’eau, les participants ont adopté une déclaration appelant à mieux prendre en compte le thème de l’eau dans les négociations internationales sur le changement climatique en vue de l’accord de Copenhague en décembre.
« L’eau est un facteur-clé du développement et le premier vecteur par lequel le changement climatique sera ressenti, a déclaré dans un communiqué Ger Bergkamp, le directeur général du Conseil mondial de l’eau. C’est pourquoi, l’accord international qui prendra la suite du protocole de Kyoto devra comporter des objectifs clairs ainsi que des stratégies pour que l’eau soit une priorité dans l’adaptation au changement climatique.»
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Fin juin, la commission d’évaluation du Conseil mondial de l’eau annonçait à Madrid, son choix de la ville de Marseille en France pour accueillir le 6ème Forum mondial de l’eau en 2012. La France, à travers la ville de Marseille, succèdera donc au Maroc (1997), aux Pays-Bas (2000), au Japon (2003), au Mexique (2006) et à Turquie (2009) où se sont tenus les précédents forums.
Cette décision est intervenue trois mois après la tenue du 5ème Forum Mondial de l’Eau, organisé à Istanbul, en Turquie, en mars 2009. La candidature de Marseille s’est inscrite dans la continuité des actions menés par les acteurs français de l’eau - institutionnels, élus, organismes scientifiques et techniques, société civile et entreprises privées - lors de ce forum.
Marseille était en compétition avec Durban, en Afrique du Sud. Afin de "bénéficier de l’excellente qualité des deux candidatures finales", le Conseil mondial de l’eau indique dans un communiqué avoir suggéré que la France et l’Afrique du Sud "travaillent main dans la main" - ce que les deux pays ont accepté.
Pour ce 6ème Forum Mondial de l’Eau, la France a proposé une méthode partenariale inspirée du Grenelle de l’environnement. Les travaux commenceront en mars prochain par une réunion de lancement à Marseille, au cours de laquelle seront initiés les programmes de préparation des composantes politique, thématique et régionale du Forum. La composante politique devrait comprendre une conférence de chefs d’Etat .
L’un des objectifs de ce forum est d‘aboutir à des engagements concrets de la part de toutes les parties prenantes , y compris les gouvernements. En particulier, il s’agit de dépasser la simple proclamation du droit d’accès à l’eau et à l’assainissement, pour aborder sa mise en œuvre effective.
Organisé conjointement par le Conseil Mondial de l’Eau et par les autorités du pays hôte, ce forum réunit, tous les 3 ans, des participants d’horizons très divers. Il a pour objectif d’organiser un échange entre les acteurs de l’eau et les décideurs politiques, en vue de mettre en place des solutions aux défis de l’eau, qu’il s’agisse de la gestion des la ressource ou de celle des services.
La première édition avait attiré 500 participants à Marrakech en 1997. Ils étaient 20.000 à Mexico en 2006 et plus de 25.000 à Istanbul en mars où quelque 180 pays étaient représentés.
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Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a rendu publique à Genève, le 6 juillet dernier, le rapport de l’ONU sur la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). A quelques années de la date butoir de 2015, les grands progrès dans la lutte contre la pauvreté et la faim commencent à ralentir, voire à s’inverser du fait des crises économiques et alimentaires mondiales. Néanmoins l’accès à l’eau potable, qui constitue l’OMD n° 7 (Assurer un environnement durable), Cible 3 (réduire de moitié d’ici 2015 le pourcentage de la population qui n’a pas accès de façon durable à l’eau potable) est en bonne voie de réalisation pour la plupart des pays.
De manière générale, l’ONU note que bien menées, certaines actions sont possibles grâce à un financement adéquat et à une volonté politique forte. A titre d’illustration, le rapport juge que « nous sommes sur la bonne voie pour la réalisation de la cible concernant l’eau potable ».
Le rapport dresse un constat assez positif sur la réalisation de l’objectif de l’accès à l’eau potable. Ainsi, le rapport note que « le monde est en avance sur son calendrier pour la réalisation de la cible ayant trait à l’eau potable». Néanmoins, un certain nombre de pays, majoritairement d’Afrique Subsaharienne, ont encore des obstacles à surmonter. A cet effet il est rappelé que 884 millions de personnes dans le monde dépendent encore de sources d’eau non améliorées pour boire, cuisiner, se laver et pour d’autres activités domestiques, dont 84% (soit 746 millions) vivant dans des zones rurales.
Ce constat relativement positif quant à l’accès à l’eau potable est plus mitigé concernant l’assainissement. Ainsi, le rapport estime qu’une augmentation rapide des progrès est nécessaire afin d’améliorer l’assainissement pour 1,4 milliard de personnes dans le monde. A l’inverse de l’eau potable, au rythme actuel des progrès réalisés, la cible de 2015 sur l’assainissement ne pourra être atteinte.
Quant au changement climatique, le rapport note que les nécessités économiques continueront vraisemblablement à « exercer une pression sur un environnement mondial déjà fragile […] où une crise de l’eau menace ». Il requière en conséquence d’accorder une plus grande priorité à la préservation des ressources naturelles. En parallèle, le Secrétaire Général Adjoint aux Affaires Economiques et Sociales de l’ONU, Sha Zukang, reproche dans le rapport, le manque de volonté politique et d’unité dans la lutte contre le changement climatique. Il considère d’ailleurs que la pénurie d’eau est d’ores et déjà une réalité dans un certain nombre de régions arides du globe.
Le rapport de 2009 sur la réalisation des Objectifs du Millénaire dresse une conclusion générale assez pessimiste et prévient qu’en dépit de nombreux succès, les progrès ont été dans l’ensemble trop lents pour pouvoir atteindre la plupart des cibles fixées pour 2015.
Pour aller plus loin :
Dans le cadre du programme européen de coopération territoriale de l’espace Sud-ouest européen (SUDOE), le Conseil général de l’Hérault s’est associé au département de la Gironde, à cinq collectivités espagnoles et portugaises ainsi qu’à quatorze partenaires (établissements publics et organismes de gestion de l’eau) afin d’étudier les synergies possibles entre politique d’aménagement du territoire et politique de l’eau. Cette association a débouché sur le projet WAT - Water And Territories - qui vise à une mutualisation des connaissances en matière de gestion durable de la ressource hydrique.
Dans le cadre du projet WAT, les sept collectivités réparties sur les trois pays de la zone Sud-Ouest Européen (France, Espagne et Portugal) vont développer des expériences pilotes sur les sept bassins versants respectifs. Sont ainsi concernées :
Les expérimentations réalisées permettront de dégager différentes stratégies globales afin d’atteindre un équilibre entre les besoins en eau et la ressource disponible pour les différents bassins concernés. Ces expériences pilotes porteront notamment sur l’étude de solutions concernant les transferts d’eau, sur le recyclage des eaux usées, ou la récupération des eaux pluviales, ainsi que sur la gestion des zones humides. Le but est de prendre en compte à la fois les contraintes techniques et les moyens à la disposition des collectivités, mais aussi les diverses contraintes environnementales et socio-économiques.
Concernant le département de l’Hérault, une étude sera ainsi lancée sur les solutions possibles pour faire face à la raréfaction de l’eau et sur l’optimisation des usages de l’eau. Cette étude, appliquée au bassin versant de l’Hérault, concernera l’urbanisme et l’aménagement du territoire. Elle prendra en compte une analyse statistique des consommations d’eau des ménages, une évaluation de la consommation des équipements collectifs (écoles, collèges, collectivités…) et des espaces verts, ainsi qu’une analyse de faisabilité d’économie d’eau. Le résultat de ces investigations doit permettre d’évaluer l’importance des économies d’eau pouvant être réalisées et leur coût de mise en œuvre afin d’ajuster les politiques départementales de gestion de l’eau à celles liées à l’aménagement du territoire.
Au total, le projet WAT représente un budget de 2 836 000 euros. L’Europe y participe à hauteur de 1 215 000 euros sur la base du fonds européen de développement régional (FEDER), le reste étant réparti entre les sept collectivités participantes.
Les partenaires se sont d’ores et déjà réunis les 17 et 18 juin derniers lors d’un séminaire de lancement du projet afin d’élaborer une méthode de travail qu’ils expérimenteront ensuite sur leur bassin versant respectif. Les conclusions finales du projet WAT seront connues dans deux ans et demi.
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